Montage des échafaudages intérieurs

Octobre 2020-Mars 2021

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Pendant 18 mois, le grand vaisseau à l’intérieur de Notre-Dame de Paris est resté visible dans toute son ampleur, mais était inaccessible en raison de la fragilité des voûtes. 

Conçus pour sécuriser les voûtes, les échafaudages montés à l’intérieur de la cathédrale viennent remplir peu à peu l’espace du grand vaisseau, donnant accès au sol et à l’ensemble des parois de la cathédrale.

 

 

Une première consolidation des voûtes

Après l’incendie, il est impossible de connaître l’état précis dans lequel l’incendie a laissé les voûtes de la nef, du chœur et du transept. Aussi, personne n’est autorisé à circuler ou travailler en-dessous. Avant d’entreprendre quoique ce soit, des cordistes sécurisent les voûtes en disposant par le dessus une chape provisoire de filasse et de plâtre. Elle permet d’éviter pour quelque temps que des pierres se désolidarisent et tombent dans le vaisseau. Les échafaudeurs peuvent alors entrer en action depuis le sol de la cathédrale.

 

D’un échafaudage à l’autre

Pendant qu’à l’extérieur de Notre-Dame se poursuit le démontage de l’échafaudage sinistré, les échafaudeurs conçoivent et installent de nouveaux échafaudages à l’intérieur de la cathédrale. Ils doivent servir à supporter les cintres de bois qui soutiendront les voûtes, achevant de les mettre en sécurité avant qu’elles soient restaurées. Il s’agit donc d’une étape cruciale pour consolider définitivement la cathédrale, mais aussi d’une anticipation de la phase de restauration, car ces échafaudages permettront d’accéder à toutes les parties hautes de la cathédrale et serviront à la reconstruction des voûtes effondrées.

 

Une cathédrale de fer

Les échafaudages sont constitués de milliers de tubes de métal, dont la complexité technique permet de répartir harmonieusement le poids des charges qu’ils devront recevoir, chaque demi-cintre en bois pesant de 1 à 6 tonnes. La répartition du poids est étudiée avec soin : le caveau des archevêques, comme la crypte Soufflot, constituant le sous-sol du chœur et de la nef, doit être étayés pour supporter le poids du métal et des cintres.

L’échafaudage est ensuite monté de chaque côté du vaisseau central, en commençant par le transept Sud, le transept Nord, puis le chœur, pour finir par la nef, à l’exception de la croisée.

Au bout de 6 mois, ce sont plus de 1 200 tonnes d’échafaudages qui prennent ainsi place au sol de la cathédrale et montent jusqu’à 27 mètres de haut ! A cette hauteur, ils sont recouverts d’un plancher hermétique qui permet aux architectes d’inspecter enfin de près l’état des voûtes, puis aux charpentiers d’installer les cintres qui les sécuriseront. C’est désormais une véritable cathédrale de fer qui soutient la cathédrale de pierre.

 

Visuel principal ©David Bordes / RNDP

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