
A l’aide de dizaines de marteaux différents, le dinandier courbe les feuilles de cuivre, de laiton ou d’argent pour donner forme à des objets uniques.
Le métier de dinandier oscille aujourd’hui entre la chaudronnerie traditionnelle, le travail du métal et la sculpture. Le dinandier est un acteur incontournable de la restauration de sculptures en feuille de métal. Il allie techniques traditionnelles et procédés modernes pour rendre aux œuvres leur aspect d’origine.
Le dinandier exerce souvent au sein d’équipes composées d’autres artisans spécialisés dans le travail du métal comme les restaurateurs, les serruriers d’art, les patineurs… Il existe actuellement une cinquantaine de dinandier en France.
Sur le chantier de Notre-Dame de Paris
Seize statues monumentales ornaient la flèche de Notre-Dame. Quelques jours avant l’incendie, elles ont été déposées afin d’être restaurées.
A l’abri de l’atelier, le dinandier s’appuie sur les relevés réalisés par les restaurateurs pour remettre en état les figures des douze apôtres et des quatre évangélistes.
Plaque par plaque, le dinandier restaure l’ensemble des feuilles de cuivre. Il enlève la corrosion, assainit le métal et redresse délicatement les déformations au marteau. Une fois l’ensemble terminé, la statue est remontée sur son armature, prête à recevoir la patine finale
Comment devenir dinandier ?
Les compagnons du devoir proposent un CAP « Réalisation en chaudronnerie » ainsi qu’un CAP et BAC Pro « Technicien en chaudronnerie industrielle ». Il est ensuite possible de se perfectionner lors d’un Tour de France.
Après le BAC, deux formations permettent d’apprendre le métier de dinandier, un DMA « Décor architectural, option domaine du métal » (BAC +2) et un DNMADE « Objet »
La plupart des dinandiers d’aujourd’hui sont issus de formations parallèles : filière chaudronnerie, orfèvrerie, écoles supérieures d’Arts appliqués section métal.
Visuel principal : David Bordes © Rebâtir Notre-Dame de Paris
Dinandier



