La couverture de la flèche touche à sa fin ! Mise en pause en 2024 pour permettre de refermer les voûtes, la couverture de la partie inférieure de la flèche restait à réaliser. Depuis plusieurs mois, ce sont couvreurs, couvreurs-ornemanistes, fondeurs, sculpteurs, échafaudeurs… qui ont œuvré pour redonner sa silhouette à la flèche, en atelier et sur place.
Particulièrement exposés aux éléments, les poutres et décors des étages ajourés ont été entièrement recouverts de plomb pour assurer leur protection. Pour ce faire, les couvreurs ont eu recours à deux solutions : soit du papier anglais, constitué de kraft et de polyéthylène noir, est posé sur le bois, permettant de protéger la feuille de plomb contre la corrosion et servant de pare-vapeur ; soit une mince couche de cuivre surélevée par des pattes laissant assez d'espace pour que l'air circule.
Enfin, les tables de plomb, préalablement façonnées sur gabarits en atelier pour faciliter le travail sur place, sont posées et fixées.
David Bordes © Rebâtir Notre-Dame de Paris
En parallèle, les ornements de plomb ont eux aussi été posés au fur-et-à-mesure : griffons, chapiteaux, crochets, garde-corps… La flèche se pare de gris et retrouve la silhouette qu’on lui connait tant. En juin et juillet 2025, ce sont aux 16 statues des apôtres de regagner leur place au pied de la flèche, après leur restauration en atelier.
A la faveur de la dépose de l’échafaudage*, qui s’achève à la fin de l’été 2025, les niveaux ajourés et les monumentales statues de cuivre se dévoilent dans le ciel de Paris !
David Bordes © Rebâtir Notre-Dame de Paris
* Bien plus léger que les précédents, c’est le troisième échafaudage installé sur la flèche : le premier, destiné à la restauration de la flèche lancée avant l'incendie et calciné, a été déposé en 2021, et le deuxième, reposant au sol de la croisée et qui a permis de reconstruire successivement la charpente de la flèche, la partie supérieure de sa couverture et la voûte de la croisée, a été démonté en 2024.




