
Du haut de sa cabine, le grutier participe à l’installation du chantier et réparti les matériaux sur la zone de travaux. Technicien qualifié, il installe et manœuvre précisément, parfois au centimètre près, les outils de levage.
Être grutier requière une grande dextérité, de la rapidité et une maîtrise technique des engins de levage. Seul aux commandes, il doit être organisé et garantir les conditions de sécurité avant d’agir.
Le grutier est en contact permanent avec son équipe au sol. Véritable bras du chantier, le grutier n’a parfois pas de visibilité sur les endroits où il doit accéder. Son équipe le guide alors par radio. Ces opérations extrêmement délicates demandent une excellence coordination.
Perché entre 30 et 70 mètres de haut, le grutier a une vue imprenable. Il a toutefois peu le temps d’admirer le panorama car il est essentiel à l’avancement du chantier.
Sur le chantier de Notre-Dame de Paris
Les grutiers sont intervenus dès le lendemain de l’incendie. Ils ont apporté, monté et manœuvré des nacelles élévatrices de très hautes dimensions.
Dès la phase de sécurisation, l’ampleur du chantier a nécessité la plus haute grue à tour d’Europe . Du fait de son poids et de sa taille, l’installation de la grande grue a été traitée comme un petit chantier au sein du chantier de restauration. Les grutiers participent à l’ensemble des opérations en hauteur du chantier. Après avoir installé les cintres des arcs-boutants, les grutiers ont participé à la sécurisation puis au démontage de l’échafaudage sinistré ainsi qu’à l’évacuation des vestiges de la charpente calcinée.
Sur la phase de restauration de la cathédrale, les grutiers sont les bras droits des différents corps de métier pour toutes les opérations qui se déroulent en hauteur. Les grutiers acheminent notamment les éléments de charpente en bois et de couverture en plomb, jusqu’aux équipes postées en haut.
Comment devenir grutier ?
La formation au métier de grutier est accessible dès la 3eme avec le CAP « Conducteur d'engins : travaux publics et carrières » et le Brevet Professionnel « Maintenance des matériels, option matériel de construction et de manutention ».
Il est conseillé de poursuivre avec un BP « Conducteur d'engins : travaux publics et carrières ».
Pour exercer, le CACES (certificat d'aptitude à la conduite en sécurité) est le certificat minimum requis.
Visuel principal : David Bordes © Rebâtir Notre-Dame de Paris


