Echafaudeur

©Romaric Toussaint - RNDP

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L’échafaudeur travaille au sommet des édifices qu’il dote d’échafaudages. Pas de chantier en hauteur sans lui. L’échafaudeur conçoit, monte, sécurise et démonte d’immenses structures métalliques éphémères mais indispensables pour accéder à l’ensemble des parties à construire ou à restaurer.

 

L’échafaudeur mobilise donc des savoir-faire variés. Ingénieur, monteur et chef d’équipe travaillent côte à côte de la conception à la mise en œuvre opérationnelle d’un échafaudage. 

 

S’agissant de la restauration des monuments historiques, la tâche de l’échafaudeur est particulièrement délicate puisqu’il doit s’adapter à un édifice déjà existant sans peser dessus. Ainsi, l’échafaudeur répond à des défis variés et exceptionnels !

 

Sur le chantier de Notre-Dame de Paris 

Les échafaudeurs sont essentiels sur le chantier de sécurisation de la cathédrale. Dans les premiers jours après l’incendie, ils ont mis en place le chantier. 

 

Sous la chaleur de l’incendie, l’échafaudage précédemment installé autour de la flèche a fondu en formant une masse métallique compacte. Lors de la sécurisation, les échafaudeurs ont donc travaillé de concert avec les nacellistes et les cordistes pour démonter l’échafaudage sinistré. Un protocole inédit a été élaboré pour mener à bien cette opération délicate. L’échafaudage fut d’abord renforcé et stabilisé (de janvier à juin 2020) avant que ses 40 000 pièces soient démontées une à une (de juin à novembre 2020).

 

Pendant la phase de sécurisation et de restauration, les échafaudeurs interviennent également à l’intérieur de Notre-Dame. Ils y installent l’ensemble des échafaudages qui permettent à tous les corps de métiers d’accéder aux parties hautes de la cathédrale. Véritable cathédrale de fer soutenant la cathédrale de pierre, ces tonnes de métal parachèvent la sécurisation du monument. Les échafaudeurs ont également installé un plancher sous les voûtes afin que soient posés les cintres en bois qui les soutiennent. La restauration de la flèche nécessite également le montage d’un échafaudage de plus de cent mètres de haut, un ouvrage complexe que les échafaudeurs montent au fil des étapes de la reconstruction de la flèche. 

 

Comment devenir échafaudeur ? 

Dès la troisième, avec un CAP ou un BEP en Etudes du bâtiment ou de l’industrie, ou en Réalisation d’ouvrages chaudronnés et constructions métalliques. 

Au lycée, ces deux années d’études peuvent être complétées par un Bac professionnel, ou un BP ou un BATS Mécanique pour accéder à un poste d’encadrement.

Il est aussi possible aux professionnels de se spécialiser plus tard grâce à une formation complémentaire d’initiative locale (FCIL).

Une fois aide-monteur, l’échafaudeur peut gagner en compétences et devenir monteur qualifié, puis avoir accès à divers métiers. 

 

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Visuel principal : Romaric Toussaint © Rebâtir Notre-Dame de Paris

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